Archive pour avril 2009

29
avr
09

L’été meurtrier !

Pour la première fois de ma déjà longue vie, la venue imminente de l’été m’angoisse . Les quelques journées de chaleur que nous avons vécu récemment m’ont fait réaliser à quel point mon été serait assurément pénible .
Et la raison de mon profond désarroi résulte d’une brusque transformation morphologique de mon apollon personnel au niveau de la bédaine . Soudainement, en moins d’un an m’est apparue cette protubérance grotesque que mon orgueil aimerait bien soustraire au regard avide des tites demoiselles que j’ai depuis tant d’années gâtées de mes contours harmonieux .
J’imagine fort bien que la vue de cette boursoufflure saura inévitablement éteindre la flamme de la concupiscence qui jadis allumait leur regard lorsque d’aventure ces chanceuses me croisaient .
Tout au long de l’hiver se terminant, j’ai su camoufler cette gênante rondeur en m’attifant de chemises amples et de pull-overs de taille “large”, moi qui ne pèse que 150 livres bien proportionnées sur une charpente de 5′8″. Mon charme opérait et je pouvais percevoir dans les yeux des tites demoiselles ainsi que des tites madames une admiration et une convoitise toute bradpitteuse .
Sauf qu’avec l’insupportable chaleur qu’amènera l’été, je serai bien forcé, à la faveur d’un t-shirt même “large” de me découvrir et de révéler à la face de la gent féminine mon abdominal handicap . Sûr qu’à la faveur d’une profonde inspiration je pourrai les berner mais pas plus que 30 secondes à la fois . C’est sûr que les filles au travail vont constater que je m’attarderai moins longtemps à leur bureau tout en les régalant de mes fines réparties comme j’ose encore le faire vu le bénéfique refroidissement des derniers jours .
Mais cette malheureuse absence de Bob dans leur quotidien ne durera que jusqu’à ce que le bienfaisant automne ne vienne rafraîchir le temps et ne me fasse renfiler mes confortables habits de camouflage . J’essayerai de combler le désarroi que provoquera chez elles mon estivale réclusion en leur faisant croire que c’est à cause de cette insupportable blessure au genou que je me suis infligée en jouant au hockey que je me confine à mon bureau et les prive de mes réjouissantes intrusions dans leur morne quotidien . Je boiterai un peu pour que ça ait l’air plus vrai quand je serai obligé de me lever pour aller aux toilettes .

Cependant, comme le dit si bien le proverbe :” À quelque chose malheur est bon “, ma bédaine ajoutée à ma barbe de plus en plus grisonnante m’assurera les places assises dans le métro . Peut pas croire que les jeunes ne se laisseront pas attendrir par ma gérontologique apparence .

P.S.- Mon titre ne réfère surtout pas à la belle Adjani mais au malheureux Pimpon Souchon .

25
avr
09

J’écris !

Y’ en a qui me disent bêtement et d’autres sournoisement à coups de sous-entendus que mon blog serait peut-être bien plus attrayant s’il y’ avait plus d’images ou de vidéos pour y’ étayer mes propos . Soit .
OK ! Mon blog n’est pas aussi attrayant que celui de mon neveu François qui intéresse les blogueurs avec ses kodaqueries bien envoyées même si on le trouve paresseux parce qu’il blogue pas aussi assidument que moi par exemple .
Mais tout d’abord, je dois admettre souffrir d’une incurable carence technologique qui fait qu’ à toutes les maudites fois où je veux enjoliver mes textes (si ça se peut), je me retrouve inévitablement devant un pépin technomerdique qui résulte du fait que je n’ai pas pesé su l’crisse de bon piton de mon ordi de marde. On me sert toujours la bonne vieille rubrique “help” pour me débourber mais en partant, c’est écrit en anglais . Et après, si je pense y avoir compris quoique ce soit, je pèse sur “enter” et on me livre le désespérant message ” try another yakidiyak …” ! que j’y comprends foutrement rien .

Des fois, je m’ennuie tellement de mon téléphone noir à roulette et de mon bon vieux Remington sur lequel j’ai tapé dans les années 60-70 mes deux romans non publiés . J’avais assez finement intitulé ceux-ci : ” Bob à la plage ” pour le premier et ” Bob à la plage 2 ” (Car à l’époque, je n’étais pas sage oncle Bob mais simple neveu comme François mettons . Mais en beaucoup plus dégourdi) pour le deuxième . Tout ça en ayant en tête l’idée avant-gardiste de pondre ultérieurement afin d’exploiter le filon, les tomes 3, 4 et ad de cette oeuvre tout comme l’a fait Chose avec son Millenium qui en serait rendu au tome 8 tellement les gogos (*1) dont moi, ont aimé les extravagantes aventures de la tite bolée et de supermachinquist et qui s’en délecteraient encore s’il n’avait trépassé . (Pas supermachinquist mais l’auteur) .
J’avais aussi partagé avec mon bon vieux Remington la rédaction d’un essai assez précurseur intitulé : ” De la difficulté de se commander une pizza all-dressed ” en 1962 et d’un autre : ” De la difficulté de bloguer ” en 1974 ” . Hélas non publiés itou . Les éditeurs manquent tellement de flair que c’en est navrant .
Ceci étant dit, c’est pas demain la veille que vous vous régalerez de belles images de chats qui font des cocasseries et de vidéos de singes qui se pissent dans la gueule sur mon blog .
Faudra faire avec . Moi, je vous livre ce que je sais faire de mieux : J’écris ! (*2)

(*1)- Je vous livrerai peut-être un de ces quatre ma critique de cette oeuvre que j’ai lue jusqu’à la fin . Mais avec un sentiment d’être gogo qui gâchait pas mal ma lecture .
(*2) Tout en me faisant corriger par ma fatiquante de belle-soeur Lou qui ne me permet pas une virgule de travers et qui s’empresse de m’en faire part aussitôt mes textes publiés à son ironique façon . Des fois, elle me donne le goût de délaisser la parole (même écrite) et de passer aux actes la joualvert !

23
avr
09

Bin bon pour eux autres !

Mes voisins d’en d’sous ont assez zigné que ça a fini par en faire de nouveaux parents . À preuve les hurlements coliqueux qui me réveillent depuis une couple de nuits .
J’aurais dû savoir que ça allait arriver car la dernière fois que j’ai croisé les joyeux zigneux quelque part au mois de janvier, j’avais constaté l’enceintitude de leur couple à cause de la grosse bedaine boursouflée de la fille . Je leur ai transmis les félicitations d’usage et tout à ma petite affaire, j’avais oublié cette anecdotique rencontre .
Tantôt au retour du travail, j’ai acheté une bouteille de mousseux dans le but d’aller célébrer avec les nouveaux parents .
J’ai sonné à leur porte mais ça n’a pas répondu .” Bah! Évidemment qu’ils doivent être partis chez leurs parents dans le but de se faire payer à souper et surtout de refiler le braillard à la grand-mère ” que je me suis dit tout en constatant du coin de l’oeil un léger mouvement du rideau de la fenêtre attenante . Ça devait être leur chat j’imagine .
Fait que je suis monté chez nous avec ma bouteille de mousseux en me disant que ce n’était que partie remise .
Mais là, je me suis mis à ruminer car y’ avait quelque chose qui clochait . Quand y’ a deux semaines à peine j’ai entendu zigner à une heure indue, peux pas croire que c’était eux calvâsse ! Je le saurai pas avant de leur avoir rendu ma courtoise visite car le lendemain du perturbateur de sommeil évènement, alors que j’ai sonné chez-eux pour leur exprimer ma contrariété, ça n’a pas répondu car y’avait que le chat à la maison qui s’amusait j’imagine à faire bouger le rideau de la fenêtre attenante . Batinsse, y pourrait lui payer une tite souris en poil de Chine du Dollarama pour qu’il puisse s’amuser avec autre chose que des rideaux ce pauvre chat . Moi mon Eusèbe ne touche jamais à mes rideaux outre que pour les lacérer quand il a faim . Autrement , guilleret il s’amuse avec les ti pompons à clochettes que je lui ai acheté à fort prix chez le vétérinaire qui m’a assuré que ces accessoires procureraient à mon chat un tonus essentiel à sa santé et un beau poil soyeux .

Ça fait que vu que j’avais peur que le mousseux devienne passé date, je l’ai ouvert pour moi tout seul . J’en ai versé dans le bol à eau d’Eusèbe mais il n’a même pas daigné y goûter . Désespérant Eusèbe . Y’est tellement straight !
Je vous quitte là dessus car je vais finir ma bouteille de mousseux en me collant l’oreille sur le mur de ma chambre qui est contigüe à celle de mes nouveaux voisins d’à côté . Ils sont arrivés y’ a à peu près un mois mais ayant vu la fille qui est tellement moche, je pouvais pas croire que c’étaient elle et son dadais de chum qui faisaient vibrer mon appart . Insondable mystère de l’amour que je m’apprête à débusquer . Vous en ferai rapport .
P.S.- Le braillard d’en bas est reparti . Ça veut dire qu’ils sont revenus . Mais too bad . Le mousseux est vraiment trop entamé pour que j’aille célébrer avec les nouveaux parents ce soir . Doublement bin bon pour eux autres !

19
avr
09

Rien qu’une gang de totons !

Je suis découragé . À vrai dire, VOUS me découragez . Mon dernier article intitulé “Parlons totons” qu’il m’a répugné d’écrire se voulait un test prouvant hors de tout doute ce que j’avais du mal à m’avouer . À savoir que mon lectorat est constitué essentiellement de vulgaires incultes fervents de récits licencieux et d’anecdotes obscènes . Bande de dépravés !
Ce qui m’incita à faire ce test a résulté de la triste constatation que je fis en consultant mes statistiques de blog que des sujets percutants d’intérêt n’attiraient que très peu de lecteurs . Sachez que j’ai le privilège en tant qu’administrateur de ce blog de savoir combien de visionnements ont provoqué mes articles .
Or, lorsque j’abordai récemment un dossier politique brûlant d’actualité que j’intitulai :”Un dossier tonytruand”, seulement une personne s’est donnée la peine d’émettre un commentaire résultant d’à peine 2800 visionnements .
Quand mes articles décrivent d’intéressants phénomènes de société tels :”La tite chinoise” (10 commentaires, 2751 visionnements), “Les voisins d’en d’sous” (7 commentaires, 1974 visionnements), ou “Oncle Bob démenage” (6 commentaires, 4922 visionnements), votre tiède engouement en est franchement désolant . Et quand je comptabilise ces commentaires, j’ y inclus les radoteux et radoteuses qui s’y reprennent à trois ou quatre fois pour exprimer leur pensée . Comme dirait l’autre fatiquante : Pfffffff!
De quoi me donner l’idée de fermer définitivement mon blog sans poisson d’avril .
“Que cé que l’monde veulent ?” m’interrogeai-je dépité .
D’où l’idée de tester vos goûts . Et le résultat de mon étude s’avéra déplorablement percutant .
À preuve, je dévoile les chiffres que me révéla mon tableau de statistiques suite à la publication de “Parlons totons !” .
Ça m’en donna le tournis . Et pas que dans les jambes .
Lisez donc : 17 commentaires et 28,896 visionnements !!! Et ça ne cesse de déferler .
C’est une fréquentation presqu’ aussi importante que celle dont bénéficie régulièrement le célèbre blog de mon pittoresque homonyme :”Robert Bouchard, le ti boute de Bécancour” dont je vous livre l’adresse au cas où vous ne la connaîtriez déjà bande d’ignares :http://www.ti-bout.ca/

Mais : “Oh que non !”, je ne ploierai pas sous le joug de votre profonde bêtise . “Oh que non !” je ne céderai pas devant la tyrannie du nombre .
Soyez assurés que mon blog continuera à servir de véhicule permettant de susciter d ‘éclairés débats d’idées et des questionnements signifiants sur les enjeux de notre moderne et perpétuellement en mouvement société .

P.S.- Je vous aime quand-même bande de ploucs!

13
avr
09

Parlons totons !

Hier, je me suis tanné des deux chaînes de Radio-Canada . C’est rare mais me semble qu’à la faveur d’un décrassage en règle de ma swompe, quequ’chose de plus punché me paraissait indiqué . Me suis branché à CHOM, la station des vieux rots . Et c’est en écoutant les swingnantes rengaines des années 70 et 80 que j’ai décrotté avec un ti couteau à patates mon bol de toilettes . Je vous jure que l’brun arvolait par là . À un m’ment donné, ils ont fait jouer une des tounes les plus marquantes de ma vie de jeune adulte qui furetait fébrilement ci et là en quête de sensations fortes .
En ce temps, le Bob que j’étais n’ayant point encore accédé au noble statut de sage oncle cherchait innocemment un sens à la vie (elle n’en a pas; je l’ai compris depuis) en sillonnant des chemins parfois tortueux, parfois sinueux, parfois zigzaguant, parfois en forme de “s” (avez vous compris que je veux dire que la vie ne m’offrait que de croches alternatives ?) et jonchés des débris du stupre et de la luxure et de toutes sortes de cochonneries du même acabit . Considérons comme un remarquable exploit le fait que j’aie réussi à traverser ce dédale du mal en en ressortant pur et vierge comme si j’avais passé tout ça dans les rues droites et drabes de Drummondville .
Cette toune de CHOM qui a provoqué ces tendres réminiscences, je l’ai entendue pour la première fois dans un club miteux de Repentigny dont j’ai oublié le nom mais dont je me rappelle la proximité au sélect club de Claude Blanchard : La Cravate Blanche .
Ce jour là, moi et mes motards amis Villeneuve et Lemay chevauchant chacun nos puissantes Honda CB 350 avons abouti à ce club qui en était un de danseuses .
J’étais tout émoustillé à l’idée de voir pour la première fois de ma vie des danseuses avec pas de zouzounes pour leur cacher les tétines . Parenthèse : Dans le but d’instruire mes plus jeunes lecteurs, je dois spécifier qu’avant le début des années 70, une loi obligeait les danseuses à se trémousser avec un slip et en plus avec des espèces de zouzounes cachant leurs tétines du regard lubrique des avides spectateurs . Son éminence Paul-Émile ratissait encore large en cette obscure époque secondé dans sa croisade par le prude Jean Drapeau et autres thuriféraires qui légiféraient à Québec . Fin de la parenthèse .
Or moi qui pour la première et seule fois de sa vie avait admiré une danseuse avec slip et zouzounes su l’boutte le jour de l’enterrement de vie de garçon de mon frère Michel en 1970 précisément, dans un club du nord de la ville près du pont Pie-IX dont le nom m’échappe, je fus tout simplement stupéfié lorsqu’est apparue sur scène une danseuse avec pas de zouzounes sur les tétines . Vu que les propriétaires de clubs de l’époque avaient bien du mal à recruter des filles qui acceptaient de livrer leurs tétines à nu, on devait se contenter d’un produit beaucoup moindre à nos attentes de gars qui savaient via Playboy (une revue qui n’était pas qu’ intéressante pour ses articles de fond) ce qu’était un beau pétard . Or la danseuse était moche . Vraiment moche et un peu trop bourreletteuse à mon goût . Genre 220 lbs. réparties sur 5′ 1 ” . Mais calvinsse qu’elle savait danser la grosse . A l’avait pas peur de se trémousser la masse et de se contorsionner les bourrelets pour séduire son public . Le “stage” séismait sous ses déhanchements et même nous, spectateurs époustouflés devions tenir nos bières à deux mains tellement elle faisait trembler nos tables .
Or, la fameuse toune sur laquelle se dandinait la toutoune, c’était :“Long cool woman” du groupe The Hollies .
Vous jure qu’en entendant ça , j’ai redoublé d’ardeur pour récurer la cuvette calvette! J’étais vraiment transporté par ce sublime souvenir de mon périlleux passé .
C’était une époque ! Asteure, ça m’intéresse plus les danseuses . Des fois, je me retrouve aux “Rotoplots Dodus” mais c’est surtout pas pour y observer des totons . Que non ! C’est tout simplement que la bière y est vendue à un prix plus qu’ abordable .
5.25$ la tite Bud plus 0.25$ de tip, c’est vraiment pas cher . M’en fout de ces catins qui se trémoussent autour d’un poteau car moi, ce qui m’importe c’est de prendre ma tite bière tranquille tout en devisant avec mon chum Stéphane le doorman qui est tellement cool que la semaine passée quand j’ai perdu pour la deuxième fois mon portefeuille et ma montre, il m’en a offert une tite même si j’avais plus une cenne . Ça m’a consolé en maudit de savoir que peu importent les vacheries de la vie, y’ aura toujours un bon chum pour me supporter .
J’avoue avoir écrit cette page en espérant y attirer l’attention de quelques gars . Car vous l’aurez constaté en lisant les commentaires qu’ont suscité mes précédents articles, le féminin y’ est prédominant . D’aucuns me diront de ne pas m’en plaindre . Soit .
Mais tout de même, j’aimerais bien que quelques mâles apportent à mon espace un juste équilibre qui serait de bon aloi en ces temps d’équité “sexuelle” .
P.S. – J’ai encore de la misère à maîtriser cette esti de technologie de marde . Ça m’aura pris je vous le jure à peu près 10 tentatives avant de ne pouvoir transférer “Long cool woman” de You Tube à mon blog tabarnak !!! J’ai finalement réussi mais pas tout à fait . Car allez donc savoir pourquoi, vous aurez beau peser sur n’importe quel crisse de mot suivant mon copier coller de saintcibouère, vous allez entendre la toune .

10
avr
09

Oncle Bob déménage

Depuis le 23 janvier 2002 que j’occupe heureusement le 8562 De Gaspé . Logement confortablement situé au deuxième étage d’un triplex de Villeray entre un 3 ème qui me pioche dessus à des heures inappropriées et un premier qui fait des cochonneries à des heures indues . Depuis sept ans, y’ a trois couples qui se sont succédés au troisième et trois au premier . M’a vous dire : ” Ça tient son mon oncle alerte”. Les jeunes de nos jours sont pleins de belle vivacité .
Les 5 premières années de mon séjour degaspésien furent partagés par ma fille Marjo qui en plus d’occuper les 7/8 de la place n’entendait rien au brouhaha des environs car elle causait autant de boucan que les voisins la tite crisse .
Marjo partie, je me retrouve avec un logement beaucoup trop grand pour l’homme seul que je suis qui ne peux compter sur une tendre conjointe pour pourvoir aux tâches domestiques .
À l’époque où Marjo demeurait avec moi, je me forçais d’accomplir assidument les ménagères tâches dans un but avant tout éducatif car je voulais léguer à ma fille de belles valeurs . Mais depuis qu’elle est partie ailleurs voler de ses propres ailes, je ne ressens plus cette pédagogique pression et suis conséquemment beaucoup moins vigilant dans ma croisade hygiénique .

Ça fait que mon logement a présentement l’air d’une swompe . Ça ne me dérange pas vraiment sauf que je trouve ça gênant quand la fille d’Hydro vient lire mon compteur et qu’elle doit pour s’y rendre contourner ma réserve de bouteilles vides et qu’elle se beurre les doigts dans la graisse de cuisine qui recouvre la poignée de l’armoire derrière laquelle se trouve le dit compteur .
Et je suis sûr qu’au passage, elle a remarqué la poubelle qui déborde et mes chaussettes qui traînent sur la pènetré entre une pile d’assiettes sales, un baril vide de Kentucky et une bouteille de L’Entrecôte vide itou .
Ça ne me dérange pas mais quand-même, ça me fait un petit quelque chose sur mon estime de moi surtout lorsque je constate le cerne brun qui orne ma bolle de toilette ainsi que la litière d’Eusèbe .
Fa que j’ai décidé de déménager dans un logement plus adapté à mes besoins d’ermite qui n’a besoin comme espace que du strict minimum genre 3 et 1/2 . En moins de deux, j’ai trouvé le logement idéal pour mes modestes besoins . Beau, bon, pas cher . Mais la veille du jour où je devais signer mon bail, j’ai rencontré mon bien-aimé neveu François .
Le rosemontois propriétaire m’a fait part de son désarroi car il venait d’apprendre que son locataire du deuxième allait déménager le premier juillet . François était angoissé à l’idée d’avoir à louer son 3 et 1/2 à quelque inconnu . Aussi, venait-il me proposer, voire me supplier de devenir son locataire . Le pauvre était si désemparé que je me suis laissé attendrir et suite à l’écoute de ses arguments de vente bidons (T’sé Bob, Mathis serait content de mieux te connaître . Chu pas cave . C’qu’y veut, c’est un baby sitter), j’ai tout de même accepté de le dépanner en acquiesçant généreusement à sa demande . Même si cela impliquait que je devrai payer un loyer beaucoup plus élevé que ce que je m’apprêtais à débourser . Mon esprit de famille l’a emporté . Y’ a pas de prix pour le bonheur de mon neveu et sa conjointe .
Or, à partir du premier juillet 2009, malgré la teneur prohibitive de ce marché de dupe, je deviendrai officiellement le locataire de mon neveu François . Et comme le hasard fait bien les choses, mon neveu François deviendra mon propriétaire .
Donc, après avoir vécu 31 ans dans le sélect quartier de Villeray, je m’apprête à vivre la déchéance d’un transfert dans le modeste et populaire quartier de Rosemont . Je me sens un peu comme si Alex Kovalev venait d’apprendre qu’il est rétrogradé à Hamilton . Ou comme Jean-François Lépine qui se ramasserait à TQS . Ou comme Tony Accruso qui fendrait les flots en kayac .Ou comme Tiger Woods arpentant les verts du miniputt Jean-Talon . Ou comme si mon beau-frère Jean-Yves (*1) se retrouvait avec une mope dans les mains . Ou comme mon frère Yvan (*2) qui se retrouverait à élever des hamsters . Ou mon frère Michel (*3) qui serait devenu conducteur de calèche dans le Vieux Montréal . Ou ma soeur Nicole (*4) transformée en waitress dans un restaurant de pétates frites . Ou ma soeur Lucie (*5) devenue opératrice de convoyeur dans une usine de Wippets . Ou mon frère Réal qui se retrouverait contremaître à la ville de Montréal . Oups! C’est vrai . Il l’est déjà le malheureux .
Mais soyez rassurés chers amis, je vis cette disgrâce avec grâce . Pas de chichi . Je vis sereinement mon karma .
Je vous laisse là-dessus car je dois commencer à nettoyer un peu parce que demain y’ a mon proprio qui fait une journée portes ouvertes pour louer mon logement . Pour aider mon proprio à louer celui-ci, j’ai installé un porte-manteau provisoire dans le corridor afin de camoufler les trous que j’ai fait dans le mur un soir où j’étais chaud et que j’avais décidé de pratiquer mon wedge .
Alors, on se retrouve le premier juillet mes bons amis . Suite à d’âpres négociations, il a été convenu que François payera la bière et la pizza pour les valeureux déménageurs .

(*1)- Président de l’entreprise d’entretien d’édifices “Les Services Ménagers Roy”
(*2)- Éleveur de wapitis
(*3)- Chauffeur d’autobus longs trajets (Longueuil-St-Constant genre)
(*4)- Directrice du service à la clientèle pour Trio Système compagnie d’entretien des trappes de graisses de restaurants .
(5*)- Répartitrice de charges des camions chez Parmalat

08
avr
09

Mes voisins d’en d’sous .

Hier vers 21:00, alors que j’en étais à couper des branches de céleri pour mon lunch du lendemain tout en écoutant en sourdine Expace Muzique, v’là t’y pas que les murs et le plancher se mettent à trembler . “Ciel ! Asphalte-t’on le salon ?” achilletalonai-je en mon fors intérieur (coucou Jocelyne) .
J’ai déposé tout de go mon économe et tous sens en éveil, ai tenté d’identifier la provenance du raffut . J’ai tout d’abord regardé si mon Eusèbe se trouvait at home et me réclamait sa pitance à sa coutumière façon en accompagnant ses insistants miaulements d’une séance de garochage sur les murs, de lacération de mes rideaux et terminant le quotidien rituel en pissant sur mon oreiller . C’est le signal que mon matou a une tite fringale . Une autre fois, je vous raconterai le signal convenu pour signifier qu’il veut sortir .
Mais j’ai bien vite constaté toute absence d’Eusèbe en céans . Quel étourdi suis-je . Ça ne pouvait être Eusèbe à cette heure car évidemment que celui-ci se trouvait déjà dehors et avait entrepris sa tournée nocturne .
“Alors, si ce n’est Eusèbe qui a faim et qu’on est pas en train d’asphalter le salon, que se passe t-il donc ?” m’interrogeai-je .

Je me suis tourné vers mon frigo en présumant que quelques aliments venaient de déclancher une virulente guerre bactériologique dans quelques topeurwaires négligés . Mais non . Il n’y avait dans mon frigo que mon pot de moutarde, ma bouteille de ketchup, mon pot d’olives farcies, ma boîte de tite vache et mon 6 pack de Bud . Rien de trop menaçant .
Et ce ne pouvait être la tuyauterie qui tonitruait comme à chaque fois que ma voisine du d’sus floche ses intimes besoins car celle-ci est présentement en vacances dans le sud et que c’est moi qui arrose ses plantes et nourrit ses poissons rouges durant son absence .
Je me suis alors dirigé vers la porte menant au balcon arrière en me disant que je pourrais y observer une grosse avion (salut François) volant à basse altitude à la vitesse du son . Mais la voûte céleste ne me laissait constater que scintillantes étoiles et absence totale de quelqu’ aéroplane que ce fut .
Quid ? in petto m’exclamai-je . Tout ce ramdam doit bien provenir de quelque part tout de même .
Je me suis décidé à m’étaler l’oreille sur le plancher et c’est alors que j’ai enfin pu déceler l’origine du perturbant vacarme . Calvasse, c’étaient mes voisins d’en d’sous qui pratiquaient le kama-sutra à orgasme que veux-tu .
Ah bin esti! Y’ont changé leur routine sans me prévenir . D’habitude, ils commencent leurs érotiques ébats à 23:00 pour les terminer vers 23:50 (Y’est solide le jeune) . Sont pas corrects . Moi, quand des fois j’arrête de fumer, je les préviens afin qu’ils ne s’inquiètent pas de ne pas m’entendre tousser le matin .
Je leur réserve de sévères remontrances pour dès demain à ces indélicats et bestiaux voisins d’en d’sous .

Comme mes campagnards lecteurs peuvent le constater du fin fond de leur cambuse isolée par l’espace des intimités de leurs voisins, les cloisons sont minces en ville . Mais personnellement, cette hyperproximité ne me dérange pas . Au contraire, je trouve très divertissants voire rassurants ces contacts avec mes voisins . Oui, ça me divertit et me rassure de savoir qu’il y’ a encore des gens qui dans cet univers de plus en plus “cyber” (j’en suis l’éloquente preuve) prennent encore le temps de fourrer .

05
avr
09

Un dossier “Tony truand”!

En qualité d’agent spécial de bureau au service des finances de la ville de Montréal, je dois éplucher et analyser quotidiennement de complexes et volumineux dossiers concernant les dépenses des différents paliers de l’administration Tremblay .
Pas plus tard que lundi dernier, mon débordé patron m’a sollicité pour une rencontre importante . Après consultation de mon agenda, j’ai transmis par le biais de ma secrétaire mon assentiment mais pas plus de 15 minutes car mon temps d’agent spécial de bureau est précieux et de plus, y’avait un combat de trombones de prévu dans l’après-midi et je ne voulais surtout pas rater ça car j’y espérais ma revanche sur le grand sournois à Bilodeau qui m’avait attaqué par en arrière lors du dernier affrontement .
Ce qu’avait à me confier mon dépassé par les évènements patron, s’est avéré un dossier à la mesure de mes capacités : Épais !
Au moins 12 cm. d’épaisseur . Parfait pour moi . En bas de 10 cm., je confie ces niaiseries à mes subalternes .
Tellement épais comme dossier que j’ai finalement laissé tomber le combat de trombones même si pour cela j’ai dû endurer les railleries de Bilodeau qui m’a traité de pissou et de maudit lâche !!! Il perd rien pour attendre le grand sale .
Ce qu’une première lecture révéla de l’explosif dossier que m’avait confié mon hébété patron était tout à fait sidérant .
J’ai alors compris l’empressement de celui-ci à me refiler le brûlant, brûlant, très brûlant dossier ” Tony Caruso “, traficoteur, extorqueur, racketteur et surtout reconnu comme maître chanteur .
Je dois vous dire que tout ce que vous avez lu dans La Presse et entendu à Radio-Canada n’est rien comparé au contenu de “MON” dossier Caruso .
Je ne vous révèle qu’un seul exemple pour illustrer l’ampleur de cet inextricable nid de vipères dans lequel je dois courageusement me débattre afin d’éviter que ma ville ne sombre dans la gabegie, la déchéance et la décadence .
Au mois de novembre 2006, la firme d’ingénierie Yapouin, Desot et Métillier propriété de Tony Caruso s’est vu octroyer sans appel d’offres le contrat de montage et démontage des bandes de la patinoire du parc St-Alphonse dans l’arrondissement St-Michel-Villeray-Parc Extension pour une période de 20 ans .
La construction de ces mêmes bandes en bois a été confiée toujours sans appel d’offres à la compagnie Tiwibourg Construction propriété de Tony Caruso pour un montant prohibitif qu’afin de ne pas nuire à l’éventuelle enquête, je ne peux hélas vous révéler. Mais n’ayez crainte, un jour toute la vérité sur cette répugnante affaire sera étalée publiquement .
Coïncidence ? : Le préposé à l’arrosage de la patinoire St-Alphonse Paolo Grotuyo est le beau-frère du cousin de Tony Caruso .
Coïncidence ? : Le contrat de tricotage des mailles des filets a été confié à Penelopa Courtapointa, tante du chauffeur de Tony Caruso .
Coïncidence ? : La soeur du voisin de l’oncle de Tony Caruso, mère de 3 garçons amateurs de hockey habite en face du parc St-Alphonse .
De plus, le grand-père de la nièce de la bru du cousin de Tony Caruso reçoit bizarrement de la ville un salaire de chauffeur de Zamboni du parc St-Alphonse .
Tout ça est bien troublant n’est-ce pas ?
Enfin, je ne peux vous révéler rien de plus pour l’instant . Mais soyez assurés chers contribuables que ma vigilance ne subira pas de relâchement même si dès demain, je pars en vacances pour une semaine aux Iles Vierges pour une petite excursion sur le modeste yatch d’un bon ami à moi . Vous pouvez être assurés que bourreau de travail, j’apporte mon dossier de 12 cm. avec moi . En espérant que ça n’ennuiera pas mon hôte .
De plus amples détails à mon retour .

01
avr
09

poisson d’avril !!!

Ne savez vous donc pas que je ne suis qu’un fieffé coquin ? Toujours prêt à imaginer les pires stratagèmes afin de mystifier son entourage .
Hé oui, vous fûtes bien bernés lorsque vous crûtes béatement à l’annonce de la fermeture de cette page . Annonce que j’ai publiée le 27 mars dans laquelle je mentionnais un délai de 5 jours avant la fermeture définitive . Et ça nous amène donc 5 jours après en ce beau premier avril, jour béni pour tous les lurons de mon espèce qui aiment bien étaler leur sens de l’humour fin et sophistiqué autrement qu’en collant des poissons en papier dans le dos des gens .

Je dois admettre que parfois, à la lecture de vos touchants témoignages, je trouvais ma blague un peu plate . Mais c’est hélas le prix que je me dois de payer afin de pouvoir continuer d’affirmer mon talent de boute-en-train à tous vents .
Alors, profitez en aujourd’hui et rigolez un bon coup tout en vous exclamant : ” Ce fripon d’oncle Bob . Il nous a bien eu ! “

P.S.- Un gros bravo à Nicole qui dès le lendemain de la parution de “La comédie est finie” m’a appellé pour me dire qu’elle ne me croyait pas du tout . Elle avait compté assez vite la vinyène :27 + 5 = 1 . Elle n’a pas éventé le canular car je l’ai aussitôt menacé de révéler sur mon blogue des choses pas très glorieuses sur son compte . Mon chantage fût efficace heureusement car sinon on ne se serait pas amusé aussi follement aujourd’hui .