Archive pour janvier 2009

29
jan
09

Embarrédewored at The Gazette ! (not yet but almost)

My country the Canada from coast two coast ising bilingwall I am interested by the tragic living of my compatriots englishes especialy when my compatriots englishes are about to be “embarrédewored” (lock out in french) because they work at The Gazette witch is a very good newspaper for the englishes but not for the frenches who prefer reading  the Journal de Montréal but not today because of the bad Péladeau who never stop to fuck around with his employees .

I am bored of the attitude of Canwest represented by the nasty Andrew Phillips who is a sort of  André Pratte but english only   . So   please do not ask me why i am taking care of the englishes business and do not try to make me admit that I never read The Gazette  and that I am talking through my hat . It is just that these days i feel media concerned and mabe tomorrow I will be chiken noodle soup concerned and the day after, concerned by the injustice of  life sometimes between 3 o’clock in the afternoon and fifteen passed 8 in the evening . We never know with a weathercock like me .That’s the way it is with a peculiar jester like me ….sort of you know .

So I make the call: Let’s boycott The Gazette  for the blokes  and Le Journal de Montréal for the froggies .

P.S.- Do not forget to make provision of chiken noodle soup in case of a probable embarrédewored at Lipton and Campbell and Habitant and Le choix du Président (a clear matter of  cartel believe me ) . I warned you !!!

27
jan
09

Pierre Karl Péladeau est un maudit pas fin !

Je ne lis jamais le Journal De Montréal . Je trouve ça poche. Puis c’est pas la faute aux 253 travailleurs en lock out si c’est poche . Eux, ils suivent fidèlement la ligne éditoriale du boss . Les seuls qui sont intéressants dans ce torchon c’est Rodger Brulotte et Michel Beaudry, deux joyeux loustics . Mais  juste de voir la une de ce journal de marde  au kiosque à journaux me donne  des boutons .  Je  le lisais y’a une couple d’années quand y’avait quotidiennement un article intéressant à la page 7 si ma mémoire est bonne . Mais depuis la disparition de cette “lubrique”,  je me suis tourné vers La Presse dans laquelle je me délecte des sermons du curé Pratte et de ses thuriféraires Gagnon et Dubuc. Ils entretiennent mon masochisme en me mettant automatiquement en joualvert à toutes les fois que je lis leurs fédéraliénants écrits . Y’a aussi le gros cave à Réjean “pipeule” Tremblay qui me met en ta’ . Lui  dont les papiers supposés sportifs  dégoulinent de ” human interest ” dignes de La Semaine .

Heureusement, y’a Bégin, Brunet, Labbé et King aux sports puis Foglia ce vieux ronchonneux et Marissal et Lagacé et les filles Ouimet, Elkouri et la vieille Gruda que va donc savoir, j’ai toujours trouvé sexy(oui je sais ,c’est pervers et en plus je tripe sur la bouche de Joyce Napier ) qui est toujours pertinente . De plus, je trouve que la chronique nécrologique est attrayante  et l’horoscope plutôt vrai  et les photos de Bernard Bibeau sont  très bonnes .  Or la somme de tout ça fait que je suis abonné à La Presse depuis 24 ans . D’ailleurs mon camelot et moi avons créé un comité d’organisation du 25 eme anniversaire de mon abonnement à La Presse . Déjà, on sait qu’il y’aura des feux de bengale et des clowns et du maquillage pour les enfants . On attend des réponses pour nos demandes de subventions afin de pouvoir aller de l’avant dans ce formidable projet en investissant dans la tenue d’un spectacle  au parc St-Alphonse de  Flo Gagné et Lucie Marotte . Je vous tiens au courant n’ayez crainte .

Mais revenons-en au Journal De Montréal dont les 253 employés syndiqués se retrouvent à  la rue because la mafia à Pierre-Karl les a foutu en lock-out . Je vous entends déjà clamer : Wo oncle Bob, si tu trouves que le J de M est un journal de marde, pourquoi donc te soucier du sort de ses artisans . Et de un : Je connais personnellement 2 de ces employés . Alain Décarie avec qui j’ai pris une méchante brosse l’été dernier et Olivier Jean qui m’a déjà accueilli chez-eux et m’a payé une bière tiède . Tout ça crée des liens .

Et de deux : J’ai encore du mal à concevoir que des crisse de gros riches chipotent parce que leur profit de l’an dernier qui se chiffrait à 30 quelques millions a fondu cette année à 27 millions .  Calvaire 27 millions de profit, viens pas me dire gros porc que t’as de la misère à payer ton épicerie . Oui mais les actionnaires gnian gnian ! Tabarnak  si ces gens là sont actionnaires, ça veut dire qu’ils sont assez riches pour investir leur capital dans autre chose que des vêtements pour les p’tits . Faites moi pas brailler avec les petits actionnaires qui ont tout perdu à cause d’un financier verreux . C’t'à eux-autres à pas confier leur argent comme des caves sans une once de conscience sociale à des bandits sans conscience tout court  qui vont réinvestir dans des compagnies minières d’Afrique qui traitent leurs employés comme du bétail . (OK! Je l’admet, j’ai toujours vécu une relation difficile et malsaine avec l’argent en ce sens que  celui-ci a déserté mes goussets depuis fort longtemps . Oui, je suis toujours cassé . Oui, mes prévisions budgétaires hebdomadaires finissent toujours par une catastrophique ligne rouge . Et non, je ne suis pas marxiste léniniste à tendance nihiliste d’extrême gauche néo- mao-trotskiste et oui je crois qu’il faut être complètement taré pour adhérer à ces loufoques doctrines encore en 2009 . Je ne suis qu’un simple et banal humaniste .That’s it ! )

Oui, je sais que ces travailleurs benéficient de très bonnes conditions de travail . Hé bien tant mieux . Arrêtons de penser que c’est pas normal . Calvaire ! Péladeau et sa mafia crèveront pas de faim parce que les 253 travailleurs ont des salaires décents . D’ailleurs ce charlatan de mes deux engage à tour de bras des cadres avec des salaires de cadres depuis une couple de mois dans le but de faire rouler la business durant le lock out . Eux autres, y’est capable de les payer sans menacer son équilibre budgétaire . Comprends pas !

Et de trois : Crisse de chien ! Y’aurait pu attendre au mois de mai avant de décréter son lock out . Ça a pas de maudit bon sens d’obliger des travailleurs à piqueter à -30 degrés . Essayez donc de scander un ” Sososo ” qui a de l’allure en claquant des dents calvasse !

Et de quatre : J’étais dû pour adhérer à une cause . Ma dernière adhésion à une cause datait de 1986 quand j’étais allé manifester devant les bureaux de la NHL à Toronto pour protester contre le refus du chien sale à Kerry Fraser d’accorder le but à Alain Côté .

Et de cinq : Je veux par la présente inciter les milliers de lecteurs de ce blog  à regarder les nouvelles TVA et à lire le journal 24 heures pour se tenir informés des enjeux de cet affrontement .  Ou encore, vous pouvez toujours regarder ceci !

19
jan
09

Petites élucubrations du dimanche !

Depuis 4 jours, nonobstant les avis alarmants des météorologues de tout acabit et de ceux aussi qui ne le sont pas mais se proclament comme tel alors qu’ils ne sont même pas foutus de faire la différence entre une Ford Escort  sous influence éolienne et une  Chevrolet Cavalier au point d’ébullition à l’échelle de Kelvin, ce qui est tout à fait absurde mais quand un gars veut à tout prix insérer un exemple comparatif pour illustrer son propos et qu’il n’a pas d’idée, il est prêt à dire un peu n’importe quoi ,ce que je n’ai pas trop de mal à accomplir règle générale, je suis sorti prendre ma marche rituelle . Une grosse heure de déambulation intensive et revigorante pour le mollet ainsi que l’autre  et de vivifiante gymnastique pulmonaire .

J’en entends déjà s’exclamer : “Ce  vieux fou d’Oncle Bob.Il est sorti quand-même!” . Et d’autres : “Cet Oncle Bob, quel intrépide et téméraire cryokamikaze!”. Et d’autres encore :”Brrrrrr!” . Et tous de vous interroger :” Mais ma foi!, si Oncle Bob est revenu indemne de ces insensés périples, preuve en est qu’il nous livre encore aujourd’hui ses sages observations sur la vie , quel est donc son truc ???

Or, je fais un Marcel Tremblay ( homme de gros bon sens s’il en est ) de moi et vous dit : ” Habillez vous batinsse ! ” Une tuque, des gants,un foulard et un bon manteau . C’est tout . Même pas besoin de combines sous le jeans . Et pas besoin d’un  manteau Agaguk en plumes de casoar à 850$ de La Cordée . Le mien , c’est un ” Le choix du Président ” en plume de canard à patte cassée acheté 95$ y’a 3 hivers . Certes un peu moins chic à cause de l’absence de pinces sur le côté et de fine broderie dorée au col mais assurément assez  thermoefficace pour l’hiver montréalais . Et n’ayant pas l’intention d’aller me les geler sur une banquise avec le mesureux d’ours polaire Jean Lemire, je ne vois pas pourquoi je changerais de capot d’ici une couple d’années .

À vrai dire je n’ai pas du tout été importuné par le froid et mes randonnées se sont avérées de précieux moments de salutaire introspection et de réflexions sur le sens profond de la vie et du temps d’utilisation de Steve Bégin su l’quatrième trio . Je n’ai été contrarié qu’aujourd’hui . Non par le froid mais par Dieu . Oui ce Dieu qui à tous les dimanches fait sortir des ouailles de toutes sortes d’églises de toutes sortes .

Je ne sais pourquoi mais Villeray est devenu un terreau fertile pour les croyeux . Qui les croyeux de l’église des saints de tous les temps cross side au coin ; qui les croyeux de l’église de l’amour du voisin de l’apôtre qui a vu l’homme qui a vu l’ours ;  qui les croyeux du sanctuaire des saints anges air miles . Les lieux de cultes pullulent dans le quartier et même ces monuments d’architecture et de culture qu’étaient les cinémas Crémazie, Rivoli et Château sont devenus aujourd’hui respectivement l’Iglesia de la natividad de Jesus Alou, El templo de la corazon de Santa  Maria de las millas tapas y Rodriguez et la hutte sacrée du saint grigri de l’infinie machette de la Guadeloupe .

Laissez moi vous dire que la bizness est bonne car m’étant adonné à passer par là au moment où ces temples restituaient leurs fidèles, j’ai eu à subir l’encombrement des trottoirs et parfois de la rue . Mais c’est pas d’avoir à franchir ces murs de fidèles qui m’a agacé . Ce qui m’a vraiment achalé, c’est que tous ces dévôts une fois l’office terminé ne font que commencer leur service du seigneur et se mettent à sillonner le quartier dans tous les sens pour y  répandre la bonne parole en te crissant dans la face à toutes les esti d’ fois que tu les croise leurs esti de prospectus d’imitation de La Tour de Garde . Ça au moins La Tour de Garde, c’est du sérieux . Ici, c’est deux madames qui se foutent direct devant moi en agitant leur paperasse . Je file joueur de football ! Me semble que je te les plaquerais direct là mais je sais bien que les femmes ça ne connait rien au football et ça serait plate de les plaquer sans qu’elles ne comprennent pourquoi je les ai plaquées .  Et là c’est un gros nègre mais lui je le contournerai c’est sûr. Trop gros vraiment ! …Finalement y’a des bons réflexes pour un gros . Il s’est tassé en même temps que moi, ça fait que j’ai pas eu le choix d’y prendre son maudit papier . Oui, un gros monsieur ! Fait que j’ai écourté ma balade dominicale et suis rentré chez moi en boudant . Finalement, avant de jeter à la poubelle le prospectus du gros monsieur, j’y ai jeté un coup d’oeil. C’était écrit :– ” AUX ROTOPLOTS DODUS ” …….. St-Hubert . 5À7,LADY’S NIGHT, ELLES DANSENT À VOTRE TABLE ET PLUS ENCORE ! –

MA FOI!!!

09
jan
09

A job for Bob !

Chers blogosphériques amis, aujourd’hui mon article n’aura pas pour but de tenter de vous faire rigoler . Car l’heure est grave ! Expression consacrée et banale pour dire que c’est plus le temps de niaiser . Et la gravité de cette heure que je fais mienne signifie que je n’ai pas de job .

Je me cherche désespérément un emploi depuis quelques mois . Je suis inscrit à Jobboom et j’envoie mon C.V. régulièrement mais semble t-il  que les destinataires  voient une tache sur le bout de mon nez qui les indispose car ils ne me contactent pas . J’ose espérer que cette tache qui les agace n’est pas mon âge . À 57 ans, je me sens encore tout jeune et me sais capable de cheminer encore un maudit bon bout de temps .

J’ai quitté mon dernier emploi à cause d’un accident . Une blessure au dos qui est depuis guérie . Évidemment que je cherche un emploi moins physique que le précédent où je devais soulever régulièrement des charges lourdes . Je peux encore soulever la montagne mais pas cent fois de suite .Consultez donc ce C.V..que je vous transmets à mitaine  comme on dit  car mon ordi ne me permet pas de transférer un document Word sur mon blog  . Mon techno neveu que j’ai consulté, après s’être arraché une couple de touffes de cheveux en essayant de m’aider à résoudre le problème  m’a confirmé que je devrais me résoudre à  vous livrer mon C.V. ainsi . Et ça donne ce qui suit . Veuillez m’en pardonner la présentation un peu beaucoup bancale mais sincère .

Je me nomme Robert Bouchard . Je suis né  le 20 septembre 1951 à Cap-Santé, charmant petit village situé à côté de Donnacona reconnue  pour son pénitencier qui a eu glorieusement l’honneur d’incarcérer le motard Roger “pas d’allure” Thibodeau . Donnacona est une ville qui est plus proche de Québec que de Montréal . Ce qui m’incita à trouver que le but d’Alain Côté était bon .

Mes adorés parents m’ont  incité à aller à l’école jusqu’au secondaire V . Rendu là,  je leur ai dit :”Chers parents, le marché du travail me réclame et je ne veux pas décevoir celui-ci qui n’aspire qu’à me payer pour que je lui fournisse du bon effort constant et ponctuel . Aussi je vous fait de la peine en vous affirmant que le CEGEP devra se passer de mon intelligence et l’université peut bien aller chez l’yable car je ne fréquenterai celle-ci (celle de Montréal) qu’en qualité d’homme d’entretien “  . Ceci s’est avéré dans les années 70 mais je ne me souviens pas vraiment quand au juste.

À un m’ment donné, je me suis retrouvé  commis aux inspections à la SCHL  dans un programme d’isolation thermique du Canada .(PITRC) Vous rappellez vous la MIUF ? Ce job a eu l’avantage de parfaire mon anglais car je devais quotidiennement échanger avec Brad de Red  Deer et  Bill de  Charlottetown . Heureusement qu’il y’avait Henri de Rimouski qui me ramenait  cheunous des fois .

Pi après, je me suis retrouvé aux Coopérants  . Compagnie d’assurances qui  malheureusement s’avéra la première  de l’histoire du Québec à faire faillite . J’y étais un magasinier compétent qui savait fournir à  la secrétaire  angoissée devant un dactylo déficient une bobine de “tape” carbone  en plein comme elle le voulait .

Puis là, je me suis ramassé à être préposé au:”Shipping Receiving”  chez A.D.P. Une compagnie de distribution de livres . Et c’est  dans cet environnement fabuleux,  moi qui suis friand de littérature qu’hélas, je me suis brisé le dos  en faisant mon possible pour shipper et receiver cette  culturelle marchandise  .

Mes qualités prédominantes sont :  euh!…je suis un maudit bon gars !

N’ayant pas d’auto, j’utilise le transport en commun pour me déplacer . Ce qui limite mon rayon d’action à Montréal et la proche banlieue .

J’espère que la lecture  de mon parcours vous incitera  à réaliser que l’homme idéal pour la job que vous ou vos proches ou connaissances recherchez, c’est MOI !

P.S.- Si vous ne me trouvez pas une job, je vous préviens : je vends mon ordi au pawn shop du coin et s’ensuivra tragiquement mon absence  de votre monde cybernétique . Privez vous pas de ma modeste personne  tabarnouche  !!!.. Car moi aussi j’ai le goût de continuer à déconner avec vous ! Grouillez vous  S.V.P. !

06
jan
09

Attention à la marche !

Je suis allé à Notre-Dame De La Salette en fin de semaine chez mon frère aîné Yvan dit :”Yvan des bananes !” (Après tant d’années, il la trouve encore bonne. Aussi, n’hésitez pas à la lui servir si vous le rencontrez. Il rira de bon coeur ). Je m’étais fait accompagner pour l’occasion de mon frère Réal  qui a entre autres qualités celle de posséder un char, ce qui est fort utile pour rejoindre ce trou perdu au fin fond de l’Outaouais . Comme y’ a rien de parfait, le char de mon frère vient automatiquement avec sa femme Louise confortablement installée sur le siège passager . C’est un deal que j’ai dû accepter car si je n’avais pas le goût de m’asseoir sur le siège arrière de la voiture, j’avais vraiment le goût de rencontrer Yvan  qui est un frère aîné dont les enseignements me sont toujours précieux et qui lui aussi a une conjointe qui vient avec . Elle s’appelle Carole et est aussi avenante que Louise mais elle m’énerve elle aussi . Que voulez vous . Moi qui suis avec pas de conjointe, ça m’agace de voir celles-ci rendre leur conjoint heureux . On pourrait certes me qualifier de jaloux et l’on aurait tout à fait raison . Mais hélas, n’ayant pas hérité de ce don qu’ont mes frères de s’acoquiner avec des femmes qui ont de l’allure, je me retrouve seul . D’aucuns protesteront en disant que j’en avais une qui avait de l’allure  depuis 14 ans et ils ont probablement raison . Enfin ! Ils ignorent évidemment que celle-ci pétait au lit, ce qui m’indisposait beaucoup . J’ai été patient !

Mais revenons-en à ce périple dans l’Outaouais profond . Nous fûmes accueillis chaleureusement par le maître de céans et sa conjointe . Ils s’empressèrent dès notre arrivée à nous inciter à prendre une couple de bières . Réal et moi nous prêtâmes de bonne grâce à cet outaouais rituel . C’est vrai que ça détend et aide à extirper ce stress urbain qui nous tenaillait quand on est arrivés . En prime, Yvan nous a amené observer ses wapitis qu’il élève amoureusement en les gavant de bonne moulée et de foin bien croustillant . On a regardé le “buck” faire sa parade dans son harem en bramant grossièrement tout en se pissant sur la bedaine .  C’est idiot un wapiti mais c’est quand-même plus exotique qu’une vache ou un mouton on s’entend . Et  ça me fait d’ailleurs bien rigoler quand j’entends un branché du Plateau se vanter que la veille, il a dégusté au Continental un confit de wapiti dans sa sauce . Quelle sauce !!!

Mais si Yvan et Carole se surpassent en qualité d’hôtes parfaits qui savent divertir (on a joué au deux de pique ) et régaler (on a mangé du bon vieux boeuf de cheunous et non du wapiti ) ils ne se signalent pas pour la sécurité de leur demeure . Et j’en ai douloureusement constaté les défaillances . On m’avait assigné une chambre à l’étage pour la nuit . Un summum de confort, rien de moins . Sauf qu’à la faveur d’une nocturne envie de pisser,  j’ai pu constater que les indications vers les toilettes étaient déficientes . Surtout qu’il n’y avait pas une foutue lumière pour y lire quoique ce soit . Il faisait noir comme dans le ventre d’un wapiti . Alors, au lieu de converger vers la deuxième porte au fond à droite, j’ai emprunté l’espace juste avant cette deuxième porte au fond à droite et ….Patatras !!!  Cet espace était un escalier qui lorsque judicieusement utilisé s’avère très utile pour communiquer entre deux étages .

Or, je n’ai pas utilisé très judicieusement l’escalier en le descendant d’un ou deux coups et non marche par marche . Ça fait mal !!!

Avant de continuer le récit de cette tragique mésaventure, je tiens à affirmer que malgré les incitations de mes hôtes, je ne m’étais pas couché saoul . Six bières durant toute la journée et deux ou trois verres de vin ne sauraient suffire à m’enivrer  moi qui n’ai pas peur d’en siroter régulièrement une bonne douzaine comme digestif  après le souper .  Chez-nous je ne me suis jamais cogné l’orteil contre la base du lit en revenant de ma rituelle miction nocturne . Et pourtant chez-nous, la nuit il fait noir comme dans le ventre d’un écureuil .

Je ne me souviens d’à peu près rien sauf de m’entendre dire :”Ayoye!” et de voir surgir providentiellement Louise et Réal que le tintamarre avait un peu réveillé . Pendant ce temps, Yvan et Carole s’échangeaient tous guillerets des petits ronflements mignons. Sont “cutes” .

Je me sentais un peu comme quelqu’un qui vient de se faire frapper par un train . Ce qui est très contrariant . Ou comme un boxeur qui vient de se faire passer le K.O.  Ce qui s’avère choquant . J’avais du mal à identifier clairement chaque partie de mon corps et encore moins les deux guignols qui s’évertuaient à me dire : ” T’es tu correque ?”  Confusion totale chez Bob . J’entendais bien Louise et Réal me parler et je les voyais se démener à m’humecter le front et à ramasser le sang qui me sortait du nez pendant que j’essayais en vain de me relever mais la connection avec la réalité ne se manifestait pas . TILT !  Je dois qualifier cette sensation comme étant plutôt désagréable .

Bilan de cette involontaire cascade ? Une côte tendre, une clavicule fragile, un poignet (heureusement, c’est pas celui qui est utile) foulé, une belle prune dans le front, une arcade sourcilière fendue et encore pour la troisième fois de ma vie, le nez cassé . Pas facile de moucher un nez qui fait crounche au lieu de “sprttt” sous le kleenex .Et pas facile non plus d’expliquer à mon dépanneur chinois que mon faciès déflaboxé est le résultat d’une glorieuse chute en ski  à  Grey Owl et non d’une banale chute sur les trottoirs glacés de Montréal  comme il me le suggérait . “Tombé trottoir glacé ? Ouille ouille ouille !  19.48$ s’il vous plait . Extra avec ça ? ” Je veux bien vous avouer que j’ai déboulé dans l’escalier mais pas à mon dépanneur chinois . J’ai ma dignité !