Chers blogosphériques amis, aujourd’hui mon article n’aura pas pour but de tenter de vous faire rigoler . Car l’heure est grave ! Expression consacrée et banale pour dire que c’est plus le temps de niaiser . Et la gravité de cette heure que je fais mienne signifie que je n’ai pas de job .
Je me cherche désespérément un emploi depuis quelques mois . Je suis inscrit à Jobboom et j’envoie mon C.V. régulièrement mais semble t-il que les destinataires voient une tache sur le bout de mon nez qui les indispose car ils ne me contactent pas . J’ose espérer que cette tache qui les agace n’est pas mon âge . À 57 ans, je me sens encore tout jeune et me sais capable de cheminer encore un maudit bon bout de temps .
J’ai quitté mon dernier emploi à cause d’un accident . Une blessure au dos qui est depuis guérie . Évidemment que je cherche un emploi moins physique que le précédent où je devais soulever régulièrement des charges lourdes . Je peux encore soulever la montagne mais pas cent fois de suite .Consultez donc ce C.V..que je vous transmets à mitaine comme on dit car mon ordi ne me permet pas de transférer un document Word sur mon blog . Mon techno neveu que j’ai consulté, après s’être arraché une couple de touffes de cheveux en essayant de m’aider à résoudre le problème m’a confirmé que je devrais me résoudre à vous livrer mon C.V. ainsi . Et ça donne ce qui suit . Veuillez m’en pardonner la présentation un peu beaucoup bancale mais sincère .
Je me nomme Robert Bouchard . Je suis né le 20 septembre 1951 à Cap-Santé, charmant petit village situé à côté de Donnacona reconnue pour son pénitencier qui a eu glorieusement l’honneur d’incarcérer le motard Roger “pas d’allure” Thibodeau . Donnacona est une ville qui est plus proche de Québec que de Montréal . Ce qui m’incita à trouver que le but d’Alain Côté était bon .
Mes adorés parents m’ont incité à aller à l’école jusqu’au secondaire V . Rendu là, je leur ai dit :”Chers parents, le marché du travail me réclame et je ne veux pas décevoir celui-ci qui n’aspire qu’à me payer pour que je lui fournisse du bon effort constant et ponctuel . Aussi je vous fait de la peine en vous affirmant que le CEGEP devra se passer de mon intelligence et l’université peut bien aller chez l’yable car je ne fréquenterai celle-ci (celle de Montréal) qu’en qualité d’homme d’entretien “ . Ceci s’est avéré dans les années 70 mais je ne me souviens pas vraiment quand au juste.
À un m’ment donné, je me suis retrouvé commis aux inspections à la SCHL dans un programme d’isolation thermique du Canada .(PITRC) Vous rappellez vous la MIUF ? Ce job a eu l’avantage de parfaire mon anglais car je devais quotidiennement échanger avec Brad de Red Deer et Bill de Charlottetown . Heureusement qu’il y’avait Henri de Rimouski qui me ramenait cheunous des fois .
Pi après, je me suis retrouvé aux Coopérants . Compagnie d’assurances qui malheureusement s’avéra la première de l’histoire du Québec à faire faillite . J’y étais un magasinier compétent qui savait fournir à la secrétaire angoissée devant un dactylo déficient une bobine de “tape” carbone en plein comme elle le voulait .
Puis là, je me suis ramassé à être préposé au:”Shipping Receiving” chez A.D.P. Une compagnie de distribution de livres . Et c’est dans cet environnement fabuleux, moi qui suis friand de littérature qu’hélas, je me suis brisé le dos en faisant mon possible pour shipper et receiver cette culturelle marchandise .
Mes qualités prédominantes sont : euh!…je suis un maudit bon gars !
N’ayant pas d’auto, j’utilise le transport en commun pour me déplacer . Ce qui limite mon rayon d’action à Montréal et la proche banlieue .
J’espère que la lecture de mon parcours vous incitera à réaliser que l’homme idéal pour la job que vous ou vos proches ou connaissances recherchez, c’est MOI !
P.S.- Si vous ne me trouvez pas une job, je vous préviens : je vends mon ordi au pawn shop du coin et s’ensuivra tragiquement mon absence de votre monde cybernétique . Privez vous pas de ma modeste personne tabarnouche !!!.. Car moi aussi j’ai le goût de continuer à déconner avec vous ! Grouillez vous S.V.P. !