30
oct
09

Sorry . No Saxsex ! (*)

J’aime bien le saxophone . Cependant, je hais les saxophonistes . Et je hais Stanley Péan qui aime les saxophonistes plus qu’ il n’aime le saxophone . Comme mettons que j’aime les chars mais je hais les vendeurs de chars et Stanley Péan adore se faire rouler dans la farine dans le showroom (est-ce que par hasard, la farine lui permettrait de camoufler quelque chose ?) par un vendeur de chars .

Pourquoi donc Oncle Bob est-il fâché avec le cuivre et l’ébène en même temps . Le cuivre et l’ébène s’avérant pourtant des matériaux plutôt nobles que façonnèrent avec bonheur d’émérites sculpteurs dont je ne peux vous livrer les coordonnées car la sculpture je n’y connais rien et que je trouve ça poche de zigonner avec des ciseaux et des marteaux alors qu’ en utilisant sur une toile des pinceaux et de la peinture, on obtient facilement le même résultat pictural et que c’est beaucoup plus pratique de transporter un Gaugin qu’un Rodin .

Alors, je délaisse la troisième personne afin d’affirmer que je suis fâché . Oui, je suis en furie car à tous les soirs de semaine à mon retour du travail, alors que je n’aspire qu’à me détendre après avoir passé une rude journée au boulot, je me livre à ce lénifiant rituel consistant à résoudre les mots croisés de La Presse tout en écoutant Expace Muzique . Au programme à cette heure, y’a le jazz avec Stanley Péan . Règle générale, celui-ci me livre un produit équivalant à mon désir d’entendre des choses douces . Seulement des choses douces pour ne pas perturber le travailleur qui n’aspire qu’à décompresser .

Sauf que Stanley l’ énervé tripe sur les saxophonistes . Ce qui l’allume le Stanley, c’est quand un saxophoniste nous prouve qu’il en est un maudit bon en faisant déferler des tonnes d’arpèges variant de 12 octaves en un seul souffle . De quoi déclencher une alarme antivol de char d’assaut . Calvaire ! C’est pas beau . Ça m’agresse ces exercices de style qui étant donné que la plupart du temps, c’est interprété “live” nous font entendre l’euphorie s’étant emparé des spectateurs ébahis qu’un gars puisse faire ça avec son instrument comme s’ils assistaient non pas à un concert mais à un show de chiens savants . Moi, ce que je veux, c’est de la musique . Pas un numéro de cirque batinsse .

Fa que là je m’empare de la “radiocommande” et bouillonnant, j’enfonce la touche “off” et me résigne à poursuivre mon cruciverbeux exercice au son du grondement sourd du compresseur de mon frigo et de mes dents qui grincent de colère et de frustration . Maudit Stanley Péan à marde !

J’en entends déjà me suggérer pour m’éviter de m’énerver de me mettre un bon CD de Fausto Papetti ou de Kenny G . Voudrais bien car je possède la collection complète de l’oeuvre de ces deux grands virtuoses de la anche non fracturée mais je ne peux pas car la fonction CD de ma mini-chaîne est brisée . Et étant un homme résolument de son temps, je n’ai évidemment pas de I Pod pour brancher sur mon système de son .
“Alors, syntonise un autre poste imbécile” vous entends-je rappliquer . Pas question . À l’autre chaîne de Radio-Canada, y’a le blabla de Desautels qui débat sur des sujets que je connais déjà ayant lu ma bonne grosse Presse d’amour, le tout entrecoupé de bulletins météo qui nous informent qu’il pleut alors que de ma fenêtre, je peux le constater en silence et de rapports de circulations qui ne me concernent foutrement pas moi, usager du transport en commun depuis que je suis haut comme ça . Et y’a le “cool” Couleur Jazz qui, outre ses choix musicaux pour matantes de Laval adeptes du festival me fait subir la pire des agressions radiophoniques qui soit : de la pub ! Même teintée de fond jazzy, une pub de Brault et Martineau, ça demeure pour moi une sauvage et intolérable agression . J’en veux pas de TV HD 92″ .

J’endure tout ça depuis longtemps et n’avais jamais ressenti le besoin de vous faire partager ma frustration . Pourquoi aujourd’hui ? Parce qu’après avoir muselé l’amateur de saxophonistes, n’aspirant qu’à entendre le doux ronronnement de mon frigo, v’là t’y pas que les voisins d’en bas ont fait un boucan d’enfer . Éberlué étais-je car il n’était que 18:40 et le son particulier de ce ramdam me semblait impossible vu que Mathis devait selon l’horaire établi être en train de prendre son bain .
À l’oreille, j’ai dû me rendre à l’évidence . Mes proprios ont changé leur routine . J’imagine que le petit est déjà couché ce soir car les sons qui agressent mon ouïe n’aspirant qu’à la sérénité d’ une Barbote de Schubert me semblent assez semblables à ceux que me faisaient subir mes anciens voisins de la rue De Gaspé, ces chauds lapins dont j’ai relaté les extravagances jadis .
http://onclebob.wordpress.com/2009/04/08/mes-voisins-den-dsous/.

M’en sortirai jamais . Après les agressions saxophoniques, les agressions sexophoniques .

(*) Je ressort mon bon vieux Greg en anglais SVP ….bin oui : No Access !

24
oct
09

Pour moi, y’ aura pas d’érections municipales !

Je suis assez tanné de travailler au service des finances de la ville de Montréal . Ça fait huit mois que j’y travaille à harceler et débusquer tous les interlopes individus qui hantent les corridors étroits de notre municipale démocratie .
Mon travail acharné a certes porté fruit car grâce à moi qui entend ses confrères et consoeurs le surnommer admirativement :”Deep throat”, les médias font leurs choux gras de ces scandaleuses forfaitures de nos élus copinant éhontément avec de sinistres individus tels Caruso, Gatuso et même un ti-gars de cheunou nommé Tibodo .

Mais je ne me suis à prime abord engagé à la ville de Montréal qu’en espérant outre traquer quotidiennement les fourbes et les fêlons, m’acoquiner avec une sémillante fonctionnaire qui saurait extirper hors mon coeur ce trop plein d’amour que je réfrène depuis tant de temps .
Misère ! Ça n’a pas marché à date . Je me souviens pourtant qu’il y’ a 30 ans de ça, alors que j’étais fonctionnaire au gouvernement fédéral, je n’avais qu’à me pointer le matin avec mon café pour que les demoiselles ébahies ne rêvent que de me voir siroter le champagne de fin de soirée en leur compagnie . Ce qui fut . Et maintes fois croyez moi . J’étais efficace pour ma libido et bon pour ces assoiffées donzelles .

Mais maintenant, on dirait que le coup du café, ça marche plus .
Quand j’arrive le matin café en main, je suis accueilli par Annie 25 ans, Anik 32 ans, Tiffany 28 ans, Sandrine 21 ans, Catherine 23 ans Isabelle 40 ans et Colette 57 ans…et Guy cet acrimonieux rival on s’en fout de son âge .
Les saluant de toute ma fébrile bonne humeur et les gratifiant d’emblée de ma faconde, je constate outre la face de beu de Guy, chez elles une désolante tiédeur qui les amène à me scraper ma journée en émettant qu’un frigide ” Salut Bob” pour souligner mon arrivée .
Ciel ! Serais-je périmé ? Même avec la vieille Colette ?

Certes que leur intempestif accueil n’éteint pas mes ardeurs et la journée durant, je m’efforce de leur prouver à grands coups de” Ah, si vous saviez marquise qu’entre toutes, vous êtes la plus exquise” et de ” Qu’est-ce que tu manges pour avoir des beaux yeux d’même” que je suis encore et toujours un sapré Valentino qui sait parler aux dames entre deux traitements de factures .

Mais le charme n’opère plus semble t-il car en ce samedi soir, je suis seul chez-moi et n’ai rien d’autre à faire que d’étaler mes frustrations de Casanova déchu . …. Mais dans une heure, y’a Canadien-Rangers . Yes! Enfin s’amorceront les vraies affaires . Finalement, je me dis : ” Qu’ y mangent d’la chnoute ces pisseuses car leur étroitesse les amenant à considérer superficiellement la vieille chose flétrie par les ans comme un furoncle Bob les prive d’un sacré bon gaillard qui n’aspirait pourtant qu’ à les rendre heureuses “.
Paraphrasant cette chose aussi vieille que moi :”Pfffff !”

13
oct
09

Problème de bouèsson !

J’ai trois frères . J’y peux rien, c’est mes parents qui me les ont imposés .
J’ai aussi trois soeurs qui quoique gentilles, ne sont pas vraiment intéressantes .
D’abord, y’a Yvan qui fort de son aînesse se comporte envers ses frères comme s’il était celui qui a inventé la poudre à canon ce con prétentieux .
Ensuite, y’a Michel qui depuis qu’il est haut comme une pomme cherche à prouver au monde entier qu’il peut être plus con que son aîné l’amenant ainsi à emmerder le reste de la planète .
Enfin, y’a Réal le bébé qui admire béatement les deux précités convaincu qu’il leur doit la poudre à canon dont il n’a d’ailleurs jamais fait usage lui qui ne sait toujours pas manier le “slingshot” .
Et la vie se chargeant comme toujours d’équilibrer les choses a amené mes parents à me procréer .

Ce préambule s’imposait avant que je vous raconte ce weed-end de l’Action de Grâces qui nous a réuni les quatre à l’instigation de ce benêt de Réal qui s’imagine encore qu’étant donné que nous provenons de la même union que nous ne pouvons former autre chose qu’une union . Loin s’en faut calvâsse . On s’est ergoté durant trois jours et y’était temps qu’ on retourne chez nous car plus ça allait et plus l’union s’effritait .
Le problème avec mes frères, c’est qu’ils sont alcooliques . Quand je me retrouve avec eux, je ne suis pas capable d’être sobre .
Avec eux, le plus anodin des évènements devient un prétexte pour trinquer . Je déteste ça mais grand démocrate que je suis, je m’incline devant le choix de cette majorité de poivrots et m’en décapsule une puis une autre et une autre encore afin de “diapasonner” comme eux .
Dès vendredi soir, lors de notre arrivée, Yvan notre hôte était déjà saoul . Faut dire qu’on est arrivé assez tard à La Salette parce qu’on s’est attardé chez moi au départ en en sirotant une “one for the road” et même deux . Ceci dans le louable but de déstresser Michel notre chauffeur qui autrement eût mis la sécurité routière en danger . Et en chemin, on a eu une tite fringale qui nous a forcé à s’arrêter au McDo de Lachute . On avait un peu honte d’aller chez McDo mais pire, ce McDo est hébergé par double honte pour nous, Wall Mart ! Fuck la conscience sociale, on avait trop faim et envie de pisser .
Fait que sitôt arrivés, on s’est évertués à se “diapasonner” avec Yvan et on a réussi. On s’est couchés bin chauds .

Samedi matin , Carole la charmante conjointe d’Yvan après nous avoir fait la bise a sacré son camp chez sa mère pour le week-end .
Moi je crois que Carole a un problème . On dirait qu’elle aime pas ça avoir du fun . Mais ça ne me regarde pas et délicat, je n’en ai pas parlé à Yvan .
Sitôt l’ enquiquineuse partie, on s’est branché sur le mode “party” . Pchttt, pchttt, pchttt et pchtt retentirent joyeusement . Le dépanneur du village ne s’attendait pas à vivre un week-end aussi payant . On est allé le saluer une couple de fois .

Sitôt terminé un copieux déjeuner, Yvan nous a emmené à la pêche à bord de son “yote” sur la rivière du Lièvre . On devait y puiser ce qui constituerait notre souper . ” Y’a plein de dorés” que nous disait Yvan . On a soupé au porc .
Tout ce qu’on a pêché, c’est un minuscule brochet de 28″ appâté par moi-même . Trop petit, je l’ai remis à l’eau .

Vu qu’il faisait malgré l’ensoleillement plutôt froid, on a pas niaisé trop longtemps avant de revenir home sweet home d’autant plus que notre glacière à bière était déjà vide .
On a alors entrepris une longue série de parties de “bluff” . Parties qui ont permis à notre hôte de nous faire payer notre séjour .
Chu pas sûr mais il me semble avoir entendu un certain joueur traiter notre hôte d’esti de plein d’marde . Moi, j’ai trouvé ça assez indélicat car pensant la même chose que le mal engueulé, je me suis contenté de lui lancer une couple de “Pffff!” . Dans l’adversité, je sais contrôler mes nerfs .
Un moment donné, on était pas mal chauds et on est allé se coucher .

Dimanche, on est allé jouer au golf . C’était plate . J’étais pris pour faire équipe avec un maudit chaudron qui en plus d’être lamentable sur le terrain me stressait en conduisant notre kart comme s’il était au volant d’un 4 par 4 dans un “pit” de sable .
Michel m’a vraiment gâché ma partie . D’autant plus qu’il a fallu payer les gageures à la fin et que nos deux esti d’adversaires pas sportifs nous narguaient .
On est retourné à la maison pour se réchauffer parce que s’il faisait beau, le fond de l’air était frette en esti !
Une couple de parties de bluff et peut-être un pâté chinois ou un couscous, je ne m’en souviens plus, puis à un moment donné, on était pas mal chauds et on est allé se coucher .

Lundi, Yvan qui s’il donne l’impression à certains gogos d’avoir inventé la poudre à canon m’est apparu n’être qu’une patate germée en nous confiant la tâche de lui révéler jusqu’où il habitait . Car depuis le temps qu’il réside à Notre-Dame De La Salette, il cherchait encore la borne délimitant le bout de son immense territoire . Après avoir courageusement gravi la montagne derrière chez lui en 4 par 4 chargé de bonnes bières, on a repéré la fameuse borne délimitant sa terre . Pour célébrer, on est retourné à la maison car notre glacière était vide .

Un autre moment plate . Gracieuseté d’Yvan qui voyant l’heure de notre départ imminent s’est retrouvé avec les yeux rouges ravalant ses sanglots et avec un air de wapiti blessé .
Fa qu’on a paqueté et on est partis après en avoir siroté une ou deux “for the road” .

Ça fait plus de 24 heures que je suis de retour et je vous écris ceci parce que je viens enfin de dégriser . Je suis allé travailler chaud . Mais heureusement, vu que je travaille à la ville, ça n’a pas été un problème . Personne n’a remarqué . Et ça aura donné un break à Tony Caruso .

Fini les week-ends avec mes frères . Dorénavant, je n’accepterai que les invitations de mes tempérées soeurs qui aussi inintéressantes soient-elles, m’assureront de revenir de l’escapade abruti mais sobre .

Oui, mes frères ont vraiment un problème de bouèsson !

P.S.- J’ai apporté mon pot de vaseline pour rien . Stocopes les wapitis !

02
oct
09

In Memiaoumoriam !

Mon vieux complice Eusèbe est décédé en ce maudit mardi 25 août des suites d’une vilaine piqure . Sur le coup, ça m’a comme attristé, voire choqué . Mais aujourd’hui, je suis heureux de le savoir folâtrer au paradis des chats en taponnant allègrement une zouzoune en pouèle de Dollarama . Plaisir qu’il ne s’est pas payé souvent le temps qu’il était mon minou à moi .

Je dois vous avouer que mon Eusèbe fût mal né et probablement malmené . Eusèbe est entré dans ma vie à l’âge de deux ou trois mois via une filière nébuleuse . La première semaine qu’il a passé chez moi, il s’est encastré derrière la porte ouverte de ma chambre avec la face tournée vers les gonds . Parfois, je le retrouvais aussi tapi sous un bureau dont la base aurait à peine pu y faire entrer une souris . Il ne sortait de ces enclaves que quand je n’y étais pas . À preuve, son écuelle vide et sa litière emplie quand je rentrais de mes folles escapades chez Jean Coutu, chez Dollarama ou à la SAQ .
Et tout à coup, le miracle s’est produit . Un matin, alors que j’en étais à lire ma Presse, le pissou a pris le risque de se pointer en sautant d’un bond sur mon journal et en s’effouèrant en quête de caresses . Ce dont évidemment je ne l’ai pas privé . Nos destins venaient enfin de se croiser . L’union était définitivement scellée entre les deux mâles .
Et on est devenus de bons copains . On a vécu une vie de Eusébe-Bob heureuse à grands coups de ronronnements et de ” C’est qui le ti minou à papa?”. Oui, j’en étais rendu gaga .
Mais Eusèbe, s’il acceptait ma présence dans sa vie n’en demeurait pas moins méfiant . Sitôt que ça sonnait à la porte, il se terrait illico dans mon placard et n’en ressortait qu’une fois l’intrus reparti . Tel un amant qui entend sa maîtresse s’écrier suite au retour inopiné de son homme :” Ciel ! mon mari !” . Seuls Marjo, Réal et François ont eu le privilège de l’approcher à la faveur d’une extirpation forcée de ma part de son esti de placard .

Un m’ment d’né, mon Eusèbe a grandi et s’est mis en quête d’espace . Je lui ai donc ouvert la porte arrière de la rue De Gaspé donnant sur ce qui allait devenir son fief : la ruelle . Mon félin s’est assez vite imposé et est devenu en moins de deux le maître incontesté des lieux . Je vous ai d’ailleurs fait part de ses exploits .
Mon bébé était devenu un récalcitrant ado qui ne rentrait qu’au petit matin pour réclamer sa pitance et foin des caresses .
“Bah! Ça lui passera et il redeviendra assurément mon ti minou d’amour un jour” que je me disais . Mais hélas, ça ne s’est pas passé comme ça . Que non !

Eusèbe a cessé de se vautrer sur ma Presse pour y quérir des caresses . Et de plus en plus, son comportement devenait pour le moins étrange au point de me feuler ça en pleine face alors que je ne voulais que lui faire un calin . Oups !

Et est survenu le grand dérangement . Eusèbe, après une difficile adaptation a recommencé à s’encanailler dans sa ruelle de Rosemont . Il a pris ses aises . Un peu trop . Batailles dans mon escalier et dans la cour de mes proprios . Et le fucké ne répondait à mes caresses qu’en se tortillant pour déguerpir et même en feulant encore une fois . Batinsse, je l’ai toujours caressé . Plus de plaisir avec cette bête qui longeait les murs en vitesse lorsque je le croisais .

Alors, je me suis fait violence car je réalisais bien que mon chat n’en était pas un heureux et qu’il ne m’apportait plus aucune joie et plein de troubles .

Au retour du travail, ce jour-là, j’ai vu Eusèbe qui comme à chaque jour attendait que je lui ouvre la porte afin de se bourrer la face de Friskies . Je l’ai fait entrer pour aussitôt refermer la porte derrière lui . J’avais déjà le coeur dans l’eau . Maudit que je me sentais lâche et traitre .
Je l’ai laissé s’ empiffrer et suis descendu chez François prendre une tite bière . Car c’est François qui me donnait un lift chez le vet . Ça fait que je suis remonté chez moi où Eusèbe m’attendait se demandant pourquoi je l’avais enfermé ? Il m’a demandé la porte mais celle que j’ai ouverte était celle de la cage . Cette maudite cage dans laquelle je l’amenais vers la mort .
Suis redescendu jusqu’à l’auto de François et on est partis tous les trois malheureux . Eusèbe qui n’y comprenait rien et qui miaulait sur un ton désespéré . Moi qui n’arrivait pas à parler parce que j’avais juste le goût de brailler et François qui devinait ma peine et qui tentait maladroitement de me supporter m’offrant même de m’accompagner chez le vet . J’ai décliné l’offre et suis entré seul avec à mes côtés, Eusèbe dans sa cage .

Là, ça a été le formulaire que le préposé compatissant et sincère comme tout employé de pompes funèbres devait remplir . J’ai signé le tout non sans mouiller le dit formulaire d’une larme . Calvâsse, vivement qu’on en finisse . J’arrive de plus en plus mal à me retenir de brailler .
Ensuite, y’a fallu que je sorte Eusèbe de la cage pour le mettre sur la balance . Je ne comprenais pas l’utilité de peser mon chat alors que je savais qu’il allait mourir . Le gars m’a expliqué que le poids du chat les aidait à déterminer quelle dose de poison ils devaient injecter .
Bien là, les écluses se sont ouvertes . Le tabarnak ! Quand je l’ai déposé sur la balance, y’avait pris ce même air piteux qu’il avait quand je l’ai accueilli tout petit . Je l’ai repris pour le replacer dans la cage sans qu’il ne se montre rébarbatif . Y’avait l’air résigné .
Ça a été mon dernier contact avec Eusèbe . J’ai même pas pensé à lui faire une dernière caresse .
Je devais assister à l’injection létale mais je n’en pouvais plus et j’ai remis la cage à la vétérinaire qui attendait . Elle s’est dirigée vers la salle sale et au bout de deux longues minutes m’est revenue avec une cage vide .
J’ai aussitôt crissé mon camp et suis retourné chez moi avec en main cette maudite cage et m’efforçant de ne pas pleurer .
Aussitôt rentré chez-moi, j’ai braillé comme un veau . Sti que j’avais de la peine .

Mais pas plus que dix minutes parce que s’est pointé l’esti d’achallant de François . Heureusement que c’est mon chum car je ne ressentais aucune pudeur à lui montrer mes yeux rougis de gars .
Tellement mon chum que je suis redescendu terminer la soirée avec lui et sa blonde . On a soupé dans la cour et ô miracle, j’ai rigolé . Ils se sont même permis des jeux de mots plates avec mon chat ces deux esti de pas d’allure .
Ils m’ont gentiment bien récupéré .

Maintenant, quand je pense à mon Eusèbe, j’ai encore de la peine . Une peine mieux contrôlée toutefois . Je m’ennuie d’Eusèbe première mouture . Le ti minou mal né qui n’avait pour ami que moi . Dommage qu’il soit devenu un chat teigneux et acariâtre .

Enfin, je m’insurge contre la business vétérinaire . Pas de problème à payer 80 $ pour le service . Ce qui me tarabuste, c’est les extras qu’on te propose . À vrai dire, l’extra. On me proposait moyennant une somme dont j’ai oublié le montant d’ incinérer Eusèbe et de me remettre les cendres scellées dans une urne . Évidemment que les fragiles clients se montrent bien tentés de payer l’extra pour leur cher défunt . Pas moi batinsse . J’ai beau avoir de la peine, je reste un consommateur vigilant et vous ne me fourrerez pas mes esti !

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Pourquoi cette triste histoire ? Sais pas . Comme une espèce de thérapie . Me semble que vous me devez bien ça quand-même . Depuis le temps que je vous gratifie de mes joyeux ronchonnements, je me permet de vous imposer ma peine .

P.S.- Vive les poissons rouges .

29
sept
09

Bonne fête Oncle Bob !

Ça fait un an en ce 30 septembre que j’ai fait mon incursion dans la blogosphère . Poussé par l’achallant en chef François, j’ai découvert que la vie pouvait être vécue autrement que pour le vrai . En virtuel .
Pas à se faire chier à échanger de visu et risquer de se faire postillonner des maladies qui ont l’air des codes postaux en pleine face .
Et en plus, ne pas avoir à supporter l’ ingratitude de toutes les faces de pet des intervenants, ces laids .

Ça fait un an que j’ai du fun à meubler les rares vides de ma vie en échangeant avec des gens de partout sur la planète . De St-Siméon à Gatineau . De St-Eustache à Drummondville . Y’a même des intervenants qui sont déjà allés dans les vieux pays tels la France, l’Espagne et la Gérontie qui m’ont fait partager leurs bagages et leurs valises qu’ils essayaient de me prendre pour parfois .

J’ai été discret dernièrement parce que j’avais autre chose à faire . Entre autre, éduquer mon neveu et sa conjointe ainsi que leur rejeton en leur prodiguant mes sensés enseignements et chercher dans quelle esti de boîte j’ai mis mon sac à peut-être et mon convoyeur à chimage .

Enfin, je profite de ce premier anniversaire pour vous exprimer ma gratitude …. pas d’ironie . Je suis vraiment heureux d’avoir passé un an avec vous . Vous fûtes parfois vaches mais parfois tellement gentils .

Alors, je vous remercie .
Merci à mes frères Big Ré et TIPÈRE . À mes soeurs Nicole et Denise . (merci quand-même Lucie de m’avoir lu même si t’es pas interviendue ) et à ma belle-soeur préférée Lou .
Merci à mes nièces Julie, Sophie, Marie-Claude, Michèle et Alexandra . Mes conards de neveux étant occupés à jouer au hockey, je ne les remercie pas .
Merci à Jocelyne et Jocelyne qui ont en commun …d’avoir le même prénom .
Merci Johanne du bureau et Johanne à Mario .
Merci l’ex beauf Tito ainsi qu’à sa lumineuse tite nièce Marie-Ève .
Merci aux chums kodaques de François : Patrick, Martin, Alain, Marco, Raphaël et Oli ( ainsi que sa casaconjointe et sa soeur Amélie) .
Merci à Hans, Patrice Cormier et Martin Roy . Comment y’ont abouti chez-moi ? Enfin, leur apport n’en fut pas moins apprécié .
Merci à la mafia de Charlesbourg représentée par le curé Marcotte et l’ineffable Suzie Simard .
Merci à Manon Carpentier qui me lit par la bande cross-side au coin .
Merci à Paule Mackrous qui fut pertinente “une” fois .
Merci à Fabienne ma tite dernière qui a manqué de timing car elle s’est pointée en pleine disette .
Merci à Maryse, ma timide dame de St-Siméon .
Merci à la plantureuse Julie Couillard ….
Merci enfin à ma fille Marjo qui est bien discrète sur cet espace mais qui occupe à son insu tout l’espace que peut en supporter mon coeur de père .
P.S.- Bin oui François . Marci !
Re P.S.- J’oublies-tu quequ’un ?
Rere P.S.- Ah oui ! Ça m’est reviendu . Merci Gilles de Drummondville . Grâce à vous qui négligez votre épouse, je peux profiter de la réjouissante présence de Marcelle sur mon blogue .

29
août
09

L’allée des huissiers

L’allée Des Huissiers est comme l’indique son nom, une allée . Mettons que c’est large comme une ruelle standard de Montréal moins 2 ou 3 pieds . À l’oeil . Croyez moi . Mon arrière-arrière grand-père maternel était arpenteur géomètre (ce qui à l’instar des livreurs de pizzas n’était pas commun à l’époque ) . Or, mon bagage génétique ne saurait mentir .
Pourquoi cette allée est nommée ” Des Huissiers” ? Mes ancêtres s’étant désintéressés de la toponymie, fouillez moi . Je lance à tout hasard l’idée que c’est peut-être parce qu’elle longe le Palais de Justice mais je spécule .

Cette allée parsemée d’arbres chétifs et de beaux bancs en marbre à tous les 9 pieds 2 pouces ( mon ancêtre serait fier de moi ) traverse de Notre-Dame à St-Antoine l’espace compris entre l’actuel Palais de Justice au mur aveugle menaçant et l’ancien qui s’avère aujourd’hui le nid douillet de Tony Caruso . C’est-à-dire, l’édifice abritant le service des finances de la ville de Montréal où comme je vous l’ai déjà mentionné, je travaille à botter le cul de Tony de l’autre bord de l’allée Des Huissiers .

À chaque matin, rituellement je vais chez Van Houtte y quérir mon café tout en n’omettant pas de gratifier la jeune fille qui me sert le chaud breuvage (tel que stipulé sur le verre !!! ) d’un tonifiant et sympathique ” Merci, bonne journée” qui semble la remplir de bonheur pur .
Sitôt ma joie répandue dans le Van Houtte, je me dirige vers mon banc de l’allée Des Huissiers, le huitième à partir de Notre-Dame et m’y assieds en position ” Penseur de Rodin ” mais avec les deux coudes . Ce qui donne la position du ” Chieur de Rondins ” .

Là, j’ai une belle grosse demi-heure pour me détendre en buvant mon café et en fumant deux et parfois trois clopes . Cette détente est devenue un passage obligé pour l’humble mais vigilant fonctionnaire que je suis . Car sitôt ce vital rituel terminé, je m’acheminerai vers l’endroit où pendant sept longues heures, je conjuguerai stress et adrénaline dans le but de traquer et débusquer les filous qui escroquent à grands coups de factures aux montants exorbitants notre vulnérable ville de Montréal dirigée par un joyeux deux de pique clamant l’innocence à toutes les fois que je refile à la presse après minutieuse investigation un dossier révélant que ça pue et que l’ odeur a des relents de pizzas . Mais … hola ! Ne me traitez pas de raciste . Si la corruption à Montréal sentait la poutine au lieu de la pizza, je ferais mon olfactif devoir de le dénoncer . Étonnamment, je n’ai toujours pas perçu de relents de couscous en traitant mes factures . Mais je reste vigilant car quelques-uns des cent quatre-vingt neuf acheteurs de la ville sont prénommés Rachid et douze Mohamed .

Or, depuis plus d’un mois que j’ai initié ce matutinal rituel de l’allée Des Huissiers, je me plais à regarder passer de jeunes parents reconduisant leurs marmots à la garderie attenante .
Au début, j’admets que c’est mon oeil de vieux mon oncle qui était intéressé au passage des jeunes mamans dont les attributs me réjouissaient fortement . Mais hélas, j’ai dû remiser mon oeil pervers à cause des esti d’enfants tenant la main de leur mère .
Car ces ti crisse de morveux se sont mis à me sourire au passage et même à me faire des tatas entraînant de fait un regard complice des jeunes mamans .
Or, je me sens gêné dorénavant de regarder ces jolies jeunes mamans autrement que dans leurs yeux attendris par le vieux monsieur sympathique qui interpelle au passage leur enfant .
Misère ! Faudra que je me trouve un autre spot .

20
août
09

Pi ? À part de tça ?

Puisqu’on me le demande :Ça y’est . Mes deux dernières boîtes sont défaites . Les deux dernières de trente-huit . Et qu’est-ce que j’ai découvert dans la dernière boîte pensez vous ? Ma muse . La tabarnak roupillait dans ma boîte de couvertures d’hiver .
Comment elle a réussi à s’ insérer dans cette boîte à mon insu ? Je l’ignore et j’admets avoir été si heureux de la retrouver que j’en ai oublié de la gronder la salope .
Ceci étant dit, venons ou plutôt, revenons-en donc aux choses sérieuses .
Non mais quel été de chnoute . Ou bien il pleut averse debout ou bien on sue à grosses croûtes . Vivement que notre vigoureux hiver canayen se repointe qu’on soit bien enfin en chemise en flanellette et en caleçons à panneaux tout en sirotant du bon caribou qui vous réchauffe e l’dedans .
J’ai tellement hâte de voir François pelleter mes marches . Je ne peux croire que sachant son vieil oncle éclopé du dos, il ne s’attaquera pas avec acharnement à dégager l’escalier qui me permettra les matins de janvier de me rendre au trottoir que je marcherai allègrement afin de me rendre à l’arrêt d’autobus qui m’amènera au travail où je gagnerai à la sueur de mon col blanc cerné du bel argent qui me permettra de le gratifier d’un beau gros chèque au montant exorbitant en guise de loyer mensuel .

En attendant, notre proximité nouvelle s’avère plutôt beaucoup très extrêmement sympathique . D’ailleurs, mes proprios ne sont pas étrangers au fait que je retardais la recherche de ma muse . Comment voulez vous que je résiste à ce délicieux rituel de l’apéro dans leur cour, au souper su l’bras, au digesto dans leur cour, aux intrusions de François dans mon antre sitôt femme et fils couchés .
La vie est vraiment belle à Rosemont .
Mais ! Mais ça fait deux soirs que je suis seul et abandonné par Marie-Josée et François . Ingrats . C’est rendu que leur travail passe avant les plaisirs de côtoyer leur oncle chéri . Et si ce n’était que de moi . Pendant ce temps, ou est Mathis vous questionnez vous ? Ils l’ont exilé chez les grand-parents ruraux . Pauvre ti-pite .
Bon, assez placoté pour aujourd’hui . Faut que j’aille me faire à souper tout seul calvasse .

Merci d’ avoir remarqué ma longue absence de votre quotidien . Ça a fait chaud à mon coeur de vieux mon oncle de savoir qu’on espérait un tant soit peu ma présence même virtuelle quand je constatais que mon tableau de statistiques révélait entre 100,000 et 250,000,000 de clics quotidiens . Juste pour voir si j’étais reviendu . Vous êtes cute quand-même .
À bientôt .

07
juil
09

Entre deux boîtes .

Juste un petit mot entre deux boîtes pour vous dire que c’est plate à Rosemont . Je sais pertinemment bien que mes proprios font des cochoncetés aussitôt Mathis couché . Mais j’ai beau me coller l’oreille sur le plancher, j’entends rien . Vraiment plate à Rosemont !

17
juin
09

Chronique ethnique .

Samedi matin à 10:00, j’avais rendez-vous chez Mohamed .
J’avais lu son annonce dans mon journal de quartier et ça m’avait intéressé . Certes que si j’étais intéressé par ce qu’il me proposait, j’étais quand-même un peu inquiet parce que d’après son nom, il me semblait plutôt arabe . Me revenaient en tête des images que j’ai vu sur Google de gars qui se la font mettre dans le derrière …ah non ! Ça, c’est les grecs . Non, les arabes eux, c’est les scrapeux de gratte-ciels démocratiques et ceux qui cachent hypocritement les atours de leurs femmes sous des conquistchadors et des polkas . Pas trop trustable du monde de même .
Mais, intrépide je me suis tout de même pointé au rendez-vous à 10:00 pile parce que nous, bons occidentaux sommes fiables .
Étonnamment, alors que je m’attendais à me retrouver le nez sur une porte barrée, Mohamed m’attendait . Il m’a proposé d’entrée un café . Évidemment que j’ai refusé car je n’avais pas assisté à l’élaboration du breuvage . On sait jamais, y’ aurait pu mettre du falafel dedans . Le falafel connu aussi sous le nom de “drogue de l’amour oral” qui amène l’innocente victime à commettre d’abjectes falafellations . J’étais sur mes gardes .
Mohamed m’a proposé de m’asseoir . J’ai accepté mais aussitôt resurgit mon inquiétude . Le sournois ne s’est pas assis comme moi mais il insistait pour rester debout derrière moi . Ça m’indisposait car à la faveur d’un miroir qui se trouvait face à moi, j’ai constaté que non seulement j’avais un arabe dans le dos mais que celui-ci avait en plus en main de longs ciseaux .
Et tout à coup, sans que je n’aie eu le temps de réagir, le fourbe s’est mis à me couper les cheveux .

Maudit que c’est stressant de se faire couper les cheveux par un arabe .

P.S.- Mohamed est mon coiffeur depuis à peu près 20 ans . Il est très gentil . Sa femme ne porte pas le matador . Il aime les Canadiens, mange parfois de la poutine et lui aussi trouve qu’Éric Lapointe, c’est d’la marde …. mais esti que ça me stresse quand le rituel final l’amène à sortir son esti de rasoir avec une lame ça de long pour me râper la nuque .

09
juin
09

Positivement et totalement Bob !

Aujourd’hui, il a plu toute la journée .
Commentaire public : Maudit que ça a pas d’allure !
Mon commentaire : La pluie est essentielle à l’agriculture . “Puis-je me permettre de vous faire partager mon parapluie madame ? Avez vous déjà lu le blog d’oncle Bob ? “

Hier, y’a encore eu une panne de métro .
Commentaire public : Maudit que ça a pas d’allure !
Mon commentaire : Il est normal qu’un système de transport constitué de voitures vieilles de plus de 20 ans ne puisse assurer aux usagers un taux de fiabilité de 100% . En attendant que le service ne soit rétabli, profitons en donc pour deviser entre usagers . ” Moi, c’est Bob et j’ai un sapré bon blog . Et vous madame ? “

Récemment, j’ai dû me rendre à l’urgence de l’hôpital .
Commentaire public : Maudit que ça a pas d’allure !
Mon commentaire : Il est normal que le temps d’attente soit si long car le gouvernement qui fait son possible n’a d’autres choix que de sabrer dans les budgets en réduisant le personnel au strict minimum . En attendant, profitons-en donc pour jaser un brin .” Moi, c’est Bob et j’ai un blog très intéressant . Et vous madame ?”

En fin de semaine, je suis allé faire mon Provigo . Y’avait toute une file d’attente .
Commentaire public : Maudit que ça a pas d’allure !
Mon commentaire : À cause de la politique du gouvernement qui fait son possible pour accommoder les travailleurs de l’alimentation en les callant majoritairement off les week-ends, le personnel restreint ne suffit pas à la tâche . En attendant, profitons-en donc pour jaser un peu . ” Moi, c’est Bob et j’ai un blog des plus captivants . Et vous madame ?

La semaine passée, alors que je déambulais sur le trottoir, coin Jarry-De Gaspé, je me suis fait rentrer dedans par un jeune qui voulait pas se tasser pour pouvoir continuer à jaser avec ses 2 chums aux côtés de qui il marchait .
Commentaire public : Maudit que les jeunes ont pas d’allure .
Mon commentaire : Si ces pauvres jeunes ignorent tout du savoir-vivre, il ne faut surtout pas leur en tenir rigueur . C’est toujours bien pas leur faute si leurs irresponsables parents et le système d’éducation national dans lequel notre bon gouvernement injecte des milliards faillent à la tâche en ne leur inculquant pas les notions de base de la bienséance .
” Excuse moi le jeune d’ avoir encombré ta route . Au fait, l’inscription gravée dans le béton, c’est l’adresse de mon blog . Yé full chill cool capoté ! Yo! “

Récemment, certaines dames qui fréquentent plus ou moins assidument mon blog m’ont fait part à leur manière plus ou moins subtilement sous-entendue, du fait que je ne serais qu’un goujat, un rustre, un mufle ainsi qu’un malotru . Cette cavale dont le tonitruant “taïaut” est proféré par une certaine M de Dr suivie de S de Q, de L de B et d’une M de S-S m’a, dois-je l’admettre, indisposé .
Commentaire public : Maudit que ça a pas d’allure !
Mon commentaire : Grâce à nos bons gouvernements qui me gavent de belles ristournes de TPS et de TVQ, j’ai pu m’acheter un ordi . Celui-ci sert avant tout à me permettre de propager via mon blog la joie et l’amour dont bénéficient des milliers d’internautes . Que d’aucunes aient pu interpréter les propos que je diffuse comme étant grossiers me dépasse .
Mais, bon prince et sensible aux aspirations de la gente féminine, je demande pardon à celle-ci si je l’ai offensée .
Et je rajoute même pour leur prouver que je sais causer avec les dames que M de Dr a une robe qui lui fait très bien, la nouvelle coupe de cheveux de L de B lui va à ravir, l’ injection de botox visant à raffermir les bajoues de S de Q a rendu son visage attrayant et que les nouveaux jeans de M de S-S camouflent à merveille sa culotte de cheval .

” Oh ! C’est cute !!!” Pendant que j’écrivais mon épilogue, j’ ai vu du coin de l’oeil un oiseau se percher sur le rebord de ma fenêtre . Et le splendide volatile s’est mis à chanter . ” Cuicui Cuicui ! ” pépiait-il . Et je n’ai pu m’empêcher de lui répondre : ” Ton ramage se rapporte à ton plumage bel oiseau . Tu me fais tellement penser à M de Dr, à L de B, à S de Q et à M de S-S, ces splendides femmes que j’ai le bonheur de ………………… ah pi d’la marde !!!